C’est
dans un contexte de déficit céréalier
dû à une faible production sur plusieurs
années consécutives que l’Office
des Produits Vivriers du Niger est créé
en août 1970 par l’Etat et est mis sous
la tutelle du Ministère du Commerce et de l’Industrie.
Il
s’occupait de la collecte primaire de la production
céréalière, de l’approvisionnement
des zones déficitaires et la limitation des pénuries,
le contrôle de la distribution des céréales,
la gestion de stock de sécurité et la
gestion de l’aide alimentaire. Il détenait
le monopole du commerce via les coopératives.
Déjà
en 1982, il avait un effectif de 579 agents et disposait
de 200 points de vente sur l’étendue du
territoire du Niger. Sa capacité de stockage
se chiffrait à 230 750 tonnes.
L’assainissement
financier de l’office interviendra à partir
de 1983. Cela a eu pour conséquence la réduction
de son parc automobile, le dégraissement de son
effectif de 600 à 430 agents, la diminution du
nombre de ses points de vente de 209 à 79 et
celle de ses points d’achat de 392 à 67,
la suppression de son stock de stabilisation et la diminution
de sa capacité de stockage.
Le
mandat de l’OPVN se verra redéfini en 1984
avec la suppression de son monopole de commercialisation
du mil et du sorgho, l’adoption d’adjudication
à un prix qu’il fixe lui-même dans
l’achat auprès des coopératives
et des commerçants dans le renouvellement de
ses stocks, son intervention directe limitée
aux zones marginalisées et non intégrées
au marché, sa gestion de sécurité
limitée à 80000 T renouvelée à
80 % par appel d’offre et par tiers chaque année.
En
1988, le mandat de l’OPVN est redéfini
une seconde fois.
L’Etat
a mis en place le Système d’Information
sur les Marchés (SIM) en 1989 et lui a confié
la gestion contractuelle. Dans le but de définir
les engagements réciproques entre l’Etat,
les bailleurs et l’office, un contrat programme
est passé entre l’Etat et l’OPVN
couvrant la période 1989-1992 d’une part
et d’autre part un accord cadre Etat-Donateurs
définissant les relations de coopération
technique et financière dans le domaine des activités
d’aide et de sécurité alimentaire
assurées par l’OPVN.
Les
donateurs et l’Etat ont relancé un processus
de concertation qui a aboutit à la fin de l’année
1998 à l’institution du Dispositif National
de Prévention et de Gestion des Crises Alimentaires.
Ce
dispositif théorique va être matérialisé
par la signature d’un Relevé de conclusions
amendé en décembre 1999. Il sera piloté
par une Commission Mixte de Concertation Etat –
Donateurs. Son Secrétariat Exécutif va
être assuré par la Cellule de Crises Alimentaires
du Cabinet du Premier Ministre. Ce dispositif comprend
un Stock National de Réserve de 40000 tonnes
de céréales locales, le Stock National
de Sécurité (SNS) et d’un stock
financier permettant d’acquérir 40000 T
de céréales appelé Fonds de Sécurité
Alimentaire (FSA). Ainsi, la maintenance du Stock National
de Sécurité devient la principale mission
de l’OPVN.
Pour
adapter les structures de l’office à la
nouvelle définition des missions qui lui sont
confiées dans le souci à la fois de restaurer
la confiance des partenaires donateurs vis-à-vis
de l’office et de sécuriser son fonctionnement,
un plan de Restructuration est adopté en conseil
des ministres le 7 juillet 2000. Dans un contrat plan
transitoire entre l’Etat et l’OPVN en 2001-2002,
il est confié à l’office une mission
de service public, celle de la maintenance du Stock
National de Sécurité et son renouvellement
annuel partiel par rotation technique ainsi que la mission
de commercialisation des aides alimentaires destinées
à la vente. Le but est de constituer des fonds
de contrepartie.
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