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Le
dispositif de sécurité alimentaire |
Les
nouvelles missions de l’OPVN s’inscrivent
dans un contexte du Dispositif National de Prévention
et de Gestion des Crises Alimentaires (DNPGCA). Ce dispositif
de sécurité comprend le Stock National
de Réserve (SNR), la Commission Mixte de Concertation
Etat-donateurs (CMC), le Fonds d’Intervention
(FI) et la Cellule Crises Alimentaires (CCA).
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Le Stock National de Réserve (SNR) porte sur
un stock physique de 50000 T de céréales
dénommé Stock National de Sécurité
logé dans les magasins de l’OPVN et le
Stock Financier permettant d’acquérir 60000
T ou Fonds de Sécurité Alimentaire (FSA).
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La Commission Mixte de Concertation entre l’Etat
et les donateurs (CMC) est une instance de coordination
et de décision. Elle assure la gestion du Stock
National de Sécurité, du Fonds de Sécurité
Alimentaire, du Fonds commun des donateurs ainsi que
le suivi du contrat plan entre l’Etat et l’OPVN.
Elle adopte les budgets nécessaires au fonctionnement
du dispositif et vérifie leur bonne exécution.
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Le Fonds d’Intervention est destiné à
financer toutes les actions d’atténuations
de crises et s’articule autour du Fonds Commun
des donateurs et des Fonds de Contrepartie de l’aide
alimentaire.
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La Cellule Crises Alimentaires est rattachée
au cabinet du Premier Ministre et assure le secrétariat
exécutif de la Commission Mixte de Concertation
entre l’Etat et les donateurs. Elle coordonne
techniquement le Dispositif National de Prévention
et de Gestion des Crises Alimentaires.
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Le
Stock National de Sécurité
Outil
du Dispositif National de Prévention et de Gestion
des Crises Alimentaires, le Stock National de Sécurité
(SNS) est utilisé seulement pendant les années
de crises alimentaires graves avérées. Le niveau
du SNS est fixé à 110000 T dont 50000 T en stock
physique et un stock financier équivalent à
60000 T conformément aux dispositions de l’Accord-Cadre
de 2004. Ces stocks du SNS sont stockés dans les magasins
de l’OPVN qui sont repartis dans 4 agences situées
à Niamey, Tahoua, Maradi et Zinder. Ces 4 agences correspondent
à 8 centres à savoir Niamey, Dosso, Tahoua,
Konni, Maradi, Tessaoua, Zinder et Tanout. Leurs capacités
sont respectivement de 13000 T, 11500 T, 5000 T, 7500 T, 9000
T, 3500T, 7500 T et 3500 T. Le SNS est mobilisé pour
secourir rapidement les populations chaque fois que la situation
l’exige et que les indicateurs de crise sont acceptés.
Ce stock est considéré comme le premier niveau
de réaction mais il est renforcé par la mobilisation
du fonds de sécurité alimentaire. Ce fonds permet
d’intervenir le plus urgemment possible avant l’arrivée
d’aides extérieures.
Le Stock National de Sécurité est essentiellement
composé de mil et de sorgho. Si l’aide n’est
pas en mil ou sorgho, le donateur accepte qu’elle soit
vendue par l’OPVN. L’argent issu de cette vente
est ensuite versé au Fonds de Sécurité
Alimentaire ou au fonds commun des donateurs en attendant
d’être utilisé sur décision de la
Commission Mixte de Concertation Etat-Donateurs, pour acheter
du mil ou sorgho et couvrir l’intégralité
des frais occasionnés par l’opération.
La maintenance du Stock National de Sécurité
est assurée par l’OPVN et répond aux conditions
professionnelles de stockage. Ces bonnes conditions de conservation
sont suivies des contrôles de qualité et des
traitements phytosanitaires périodiques et par des
rotations techniques. Ces rotations techniques visent à
permettre le renouvellement régulier, sur un intervalle
de 3 ans, des céréales stockées. Ainsi,
chaque année ce renouvellement se fait à travers
la vente d’une partie de ce stock sur les marchés.
Les produits de cette vente serviront à acheter des
céréales des nouvelles récoltes.
Les
prélèvements sur le SNS sont décidés
par la Commission Mixte de Concertation Etat -Donateurs. Ils
sont de deux sortes : Les prélèvements pour
rotation technique et ceux relatifs à la mise en œuvre
des actions d’atténuation, de secours en cas
de crise alimentaire grave avérée. Les rotations
techniques mettent en évidence la qualité de
conservation des céréales du Stock. Les prélèvements
pour la mise en œuvre des actions en cas de crise alimentaire
grave se font sur décision de la Commission Mixte de
Concertation qui se réunit et les conclusions des réunions
sont sanctionnées par un Procès Verbal des décisions.
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